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Travaux de revêtements de façades, ravalement
DOSSIER :
peinture
Travaux de revêtements de façades, ravalement
 
FACADES

Pour optimiser cette opération, vous devrez combiner un certain nombre de facteurs : les contraintes administratives, le type d’agressions extérieures à prendre en compte, le niveau de budget, l’état de l’existant. En fin de compte, l’opération n’est pas si simple qu’il y paraît.

La contrainte administrative : une obligation de ravaler tous les dix ans
Parce qu’une façade détermine l’identité d’une construction, les autorités publiques se sont mêlées d’en réglementer la rénovation. Les particuliers ont obligation d’entretenir leurs façades. Mais cette opération dîtes de ravalement recouvre plusieurs taches différentes les une des autres, pouvant être réalisées indépendamment ou successivement : nettoyer, enduire, peindre, crépir, réparer, isoler, installer un parement.

Notons que les tribunaux retiennent désormais de plus en plus la notion de défaut d’entretien. Quoi qu’il en soit, le Code de la Construction fait obligation de faire ravaler les façades par période de dix ans. Le manquement à cette obligation peut entraîner des amendes (délivrées par les mairies) et dans un second temps des procédures d’exécutions d’offices des travaux aux frais du propriétaire. Sachez qu’il est possible de différer un ravalement sous certaines conditions, au-delà du délai légal.

Le diagnostic préalable au ravalement.

Votre interlocuteur est soit un professionnel de la façade, soit un architecte ou un expert. Le but du diagnostic est de réaliser un bilan de santé de la façade : état des matériaux, produits d’entretiens appliqués précédemment, etc. Cela vous permettra de savoir exactement quoi faire, un simple nettoyage ou une rénovation complète. Quel que soit le choix préconisé, l’ensemble des étapes, produits utilisés, échafaudage, préparation du chantier, etc. devra figurer en détail dans le devis de l’artisan.
Ou, quand, comment ? La loi décide.
L’article L132-1 du CCH (Code de la Construction et de l’Habitation) prévoit que «les façades des immeubles doivent être constamment tenues en bon état de propreté. Les travaux doivent être effectués au moins tous les dix ans, sur l’injonction qui est faîte au propriétaire par l’autorité municipale».

A noter que le texte est sujet à interprétations locales : par exemple, la ville de Paris ne requiert pas systématiquement le ravalement quand la façade est dans un état correct à l’échéance du délai. Un simple nettoyage fait amplement l’affaire. Si la façade est abîmée avant la fameuse échéance des dix ans, il convient de ne pas attendre l’expiration du délai pour ravaler. La facture finale n’en sera que moins lourde. Attention, une façade qui semble en bon état au regard de son propriétaire peut être considérée par les services de la mairie comme devant être ravalée. Un voisin pourra aussi demander aux tribunaux de vous contraindre de ravaler. Renseignez-vous sur les critères appliqués dans votre mairie. Sachez que certaines communes interdisent tels ou tels types de ravalement au motif qu’elles mettent en danger la sécurité ou vont à l’encontre des règles d’hygiène.

Les étapes administratives préalables au lancement du chantier :

Déclaration de travaux. Délai : jusqu’à un mois. Si l’habitation fait l’objet d’un classement Monuments Historique, inscrite à l’inventaire ou située dans le périmètre d’une construction classée, le projet sera soumis à l’obtention de l’agrément de l’architecte des Bâtiments de France. Si votre chantier se situe en ville, vous devez demander à la mairie, pour les échafaudages, des autorisations d’occupation temporaire du domaine public. Cette demande sera prise en charge par l’artisan qui le répercutera sur la facture.
Conformité du projet avec les documents d’urbanismes : POS et Plan local d’Urbanisme s’appliquant dans votre commune. Ces règles pourront avoir des conséquences sur le choix des couleurs de votre façade.
Constituer un cahier d’entretien de l’immeuble consignant tout l’historique des tâches effectuées sur l’ensemble du bâtiment (décret de 2001).
A chaque type de façade, son ravalement
Les façades en béton. Elles se dégradent pour diverses raisons bien connues : La mauvaise qualité du béton, la pollution, l’humidité le mauvais positionnement de l’armature, les champignons et la mousse, la rouille des armatures en métal, les mouvements de terrains, les écarts de températures, mais aussi les dégradations humaines.



Avant même de commencer des travaux, un diagnostic est fortement recommandé : son but : mettre en lumière les causes de dégradations et les solutions pour y remédier. Il pourra être confié à un architecte ou à un facadier. Il conviendra de gratter le revêtement, traiter les fissures, poser des agrafes et entoiler les plus grosses fissures, voire même parfois reconstituer la couche de béton en appliquant un mortier. Si votre mur est en crépi, la solution est simple, il suffit de repassé une couche de crépi. Notez que si vous faites appel à un facadier, il devra avoir des compétences en maçonnerie ce qui est généralement le cas. A près cela, passez une couche de peinture pour la finition, (peinture spéciale extérieure) si votre béton est impeccable. Dans le cas contraire, préférez un enduit épais à passer soit à la machine soit à la taloche. Si vous penchez pour une solution manuelle, on vous proposera certainement un enduis à la chaux. Vous avez aussi la possibilité de passer des résines acryliques (les revêtements plastiques épais (RPE) ou semi-épais) prêts à l’emploi qu’on utilise généralement pour la construction neuve. Sachez qu’un revêtement d’imperméabilisation est indispensable. En ce qui concerne la couleur, elle est imposée par le contexte architectural de votre région d’implantation.
Les façades en pierre. Sous l’effet de la pollution, la pierre se salit vite et jusqu’à récemment, les produits pour traiter la pierre avaient des effets secondaires dommageables à l’aspect de la pierre. Avec l’arrivée des molécules au fluor, de nouveaux produits beaucoup plus efficaces sont arrivés sur le marché. Les pierres traitées sont auto-nettoyées par la pluie elle-même. Il n’en demeure pas moins que ces façades restent délicates à traitées selon le type de pierre, leur état de santé. L’avis de l’architecte des monuments de France sera parfois nécessaire et précieux. Quel que soit le problème à traiter, vous devrez en passer par un diagnostic préalable à confier à un professionnel (comparez les devis pour obtenir le meilleur rapport qualité/prix). Plusieurs étapes, la préparation des façades au moyen d’un nettoyage, puis la réparation par elle-même. Selon l’ampleur de la tache, le nettoyage s’effectuera à l’eau froide, à l’eau chaude, au moyen d’un sablage ou de produits chimiques, etc. Vient alors l’étape de la réparation : selon dégradation, le facadier remplacera les joints endommagés entre les pierres, retaillera les pierres ou les remplacera. Dernière étape, la protection de l’ensemble en apposant un produit imperméabilisant. Notre conseil : ne pas négliger les problèmes d’étanchéité. Retenez que les solutions hydrofuges doivent être adaptées à chaque type de façade. C’est souvent du sur mesure, votre facadier vous conseillera au mieux (comparez les offres et demandez toujours un devis détaillé).
Les façades en bois. Avantages : Le bois, lorsqu’il est traité, résiste mieux aux agressions et a une durée de vie plus grande. Notons qu’une façade en bois brut ne demande aucun entretien, mais présentera, avec le temps, une patine grisâtre. De son coté, une façade peinte dans des tons clairs vous imposera trois ou quatre entretiens légers sur une période de trente ans, pour un coût comparable à celui du ravalement d’une façade classique. Sachez toutefois que les façades en bois courent toujours le risque d’être attaquées par des champignons, la moisissure, et bien sur les termites. Il existe toutes sortes de parades contre ces phénomènes. Les traitements actuellement à votre disposition sont conçus pour ne pas ternir le bois, pour garder les nervures apparentes. Notre conseil : faites attention de ne pas apposé de produits de ravalement incompatible avec le bois.

Qui fait quoi pour combien ?

C’est le facadier qui prend en charge l’ensemble des opérations de ravalement : diagnostic préalable, nettoyage, réparation, traitement, peinture. Il est conseillé, bien entendu, de mettre en concurrence pour obtenir le meilleur rapport qualité-prix. Faites mentionner toutes les étapes, les tarifs correspondants, les produits utilisés, etc. Le prix final est présenté sous la forme d’un forfait intégrant toutes les étapes. Il est évalué en fonction d’un prix au m2. Sachez que le ravalement de façades est considéré comme une amélioration de l’habitat, d’où l’application d’un taux de TVA de 5,5%. Vous pouvez également demander Une subvention de l’ANAH (Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat), les aides des collectivités territoriales

Les infiltrations de façades

Elles sont le résultat soit d’une usure naturelle soit des effets nocifs de produits de mauvaises qualités apposés sur la façade. Les façades ouest et sud sont les premières victimes de ces infiltrations car les plus exposées aux intempéries. Au fil du temps, les enduits, les joints et les pierres se dégradent, et l’eau s’infiltre. Attention, ces infiltrations sont souvent difficiles à détecter. On ne s’en rend compte, le plus souvent, que lorsque la peinture se met à cloquer sous l’effet de l’humidité. Pour y remédier, faire appliquer une lasure hydrofuge après nettoyage approfondi de la façade. Vous pouvez également opter pour un revêtement d’imperméabilisation liquide. Mais sachez que ces solutions ne valent pas un bon ravalement de façades qui, lui, offrira une bonne etancheité pour de nombreuses années.



 
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